Approche communautaire lors de crise 1/4

Haïti – Cyclone Matthew 2016

 

Cette article met en avant des procédures de modernisation et d’amélioration des interventions, après une catastrophe, en incluant les compétences locales et en plaçant les populations au centre de ces logiques. Il s’agit de réfléchir sur l’utilisation de drones et d’images satellite pour prendre de la hauteur et améliorer la qualité de l’information collectée. Cet article cherche à présenter des initiatives locales pour maitriser ces techniques et méthodologies pour, à terme, avoir un poids sur la décision et la participation citoyenne dans un quartier, une zone…  

La gestion de l’information en temps de crise, un élément déterminant pour la réponse.

On est passé de la rareté de l’information détenue par une minorité, à une abondance d’informations, grâce notamment aux réseaux sociaux. Après une crise, des plateformes de partage de l’information géographique, comme OpenStreetMap, ont joué un grand rôle dans la planification des opérations.

Le lancement de Google Earth pour la diffusion des images satellites, lors de tremblement de terre en Haïti, d’images aériennes (par avion), ont démocratisé l’utilisation de ces supports, dans la phase de reconstruction.

Il y a eu un changement de paradigme où l’information devenait libre et accessible, favorisant les échanges de données, la plus connue étant celle d’OCHA HDX (lien…). Sur le terrain une équipe d’OpenStreetMap est venue organiser la formation des jeunes de quartiers, des membres d’ONG. Des projets de réduction des risques et de cartographie participative ont vu le jour permettant la remontée d’informations du terrain vers cette plateforme collaborative.

Ces nouvelles formes de partage de savoirs et de connaissances sont venues casser les codes hiérarchiques permettant une réelle participation de tous les acteurs présents sur le terrain.

En couplant l’abondance de l’information à une approche participative on a pu faire émerger des solutions inattendues et adaptés au terrain, on verra quelques exemples plus loin.

Après le tremblement de terre en Haïti, des internautes, la diaspora haïtienne ont pu digitaliser et cartographier, à distance, les zones affectées, dans un temps record, grâce à la plateforme en ligne d’OpenStreetMap et à des images satellite. Dès lors les agences ont pu très vite envoyer des équipes sur le terrain pour compléter la donnée en mettant les noms des rues, indiquer les hôpitaux, les camps. C’est comme cela qu’en février 2010 il a été possible de coupler les données du recensement des personnes dans les camps à la carte des rues … Donnant naissance à une carte montrant l’adresse d’origine des habitants des camps. Cela a permis une meilleure gestion des priorités, notamment, pour nettoyer les débris.    

Mobilisation de la communauté OpenStreetMap aprés le séisme de 2010

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