Approche communautaire lors de crise 4/4

En conclusion

On pourrait s’interroger pour savoir si on avait tort depuis des années, si l’expertise et l’action humanitaire n’aient pas eu les résultats escomptés en Haïti ?  Avec ces nouvelles capacités d’analyses, de collectes d’informations allons-nous renforcer des systèmes existants qui fonctionnent de façon verticale, où allons-nous permettre une horizontalité dans la gestion de l’information pour entendre d’autre idées et  voir apparaitre d’autres pratiques plus collaboratives.

Allons-nous libérer les informations importantes sur un territoire pour provoquer des dynamiques locales. ? Avec l’arrivée de plateformes comme OpenStreetMap, on a vu une formidable possibilité d’échanges des données et des savoirs. On a pu observer un engagement altruiste au sein des populations vulnérables, grâce à une formation adaptée. Il y a eu aussi des échanges entre communautés OpenSource de différents pays ou régions laissant entrevoir des chemins qui s’adapteront aux mutations que le monde est en train de vivre, autour de la troisième révolution industrielle ?

Ce décloisonnement permet, en tout état de cause, de créer et d’inclure d’autres perceptions au niveau d’un territoire.

Il est, donc, légitime de permettre à la population d’accéder à ces informations mais surtout de participer à la création de nouvelles formes de réponses et d’adaptations au milieu.  Il y a une multitude de méthodologies pour impliquer la population comme les maquettes en 3D dimensions, les plateformes collaboratives, la cartographie participative, etc.

Par contre, l’open source et la gratuité de l’information sont censés favoriser l’émergence de nouvelles idées, au niveau local et pas le contraire.

Le simple fait de dire que l’information vient des communautés ou qu’elle a été extraite avec des volontaires à distance, ne va pas suffire à créer l’appropriation et son utilisation au niveau local.

Il faut renforcer de nouvelles structures intermédiaires et informelles permettant l’échange au plus proche des réalités (fablab, makerspace, infolab, etc…) et soutenir la formation des acteurs engagés. Il faut créer les conditions, pour que sur place, il y ait des moyens, à long terme, pour accompagner ces nouvelles façons d’agir et instaurer les facteurs du changement.

Voir si on peut renforcer l’action ascendante du terrain vers le national plutôt que l’inverse ou dans des proportions permettant l’écoute et le respect des citoyens victimes de catastrophes diverses.

La gestion de l’information est importante en temps de crise, mais il faut créer, au plus vite, les conditions pour mobiliser et impliquer la population qui doit vivre avec sa vulnérabilité et doit reconquérir sa dignité par un engagement responsable dans son propre territoire.

 Merci pour votre lecture...L'équipe Potentiel3.0

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